Titre

Les facteurs familiaux du développement langagier bilingue des migrants.

Auteur Magalie Desgrippes
Directeur /trice Raphael Berthele
Co-directeur(s) /trice(s)
Résumé de la thèse Dans le cadre du projet « Langue d’origine et langue de scolarisation – Dans quelle mesure les compétences langagières sont-elles transférables? », un échantillon de la population d’élèves d’origine portugaise vivant en Suisse participera à une évaluation des compétences langagières en langue d’origine et en langue de scolarisation au travers de tâches de compréhension de texte et de production écrite, le tout à trois reprises au cours de 2 années. Ces élèves suivent pour la plupart des cours de langue et culture d’origine (LCO). Deux groupes de contrôle – francophone et germanophone – participeront aux mêmes tâches en langue de scolarisation pour permettre de situer les compétences des élèves bilingues dans le contexte scolaire suisse. Ce projet s’inscrit dans le sillage d’études quasi-expérimentales telles celle de Moser et al. (2008), étudiant les conséquences sur le développement de la langue de scolarisation, d’un programme d’encouragement de la première langue chez des migrants d’âge préscolaire ou de Caprez-Krompàk (2010) s’intéressant à l’évolution des compétences langagières en L1 et L2 d’élèves migrants selon qu’ils participent ou non aux cours de langue et culture d’origine. Il s’agit là-aussi d’investiguer d’éventuels transferts entre les compétences en L1 et L2 ou inversement. Cependant, le projet actuel présente plusieurs particularités. Les élèves participants sont âgés d’environ 8-9 ans lors de la première récolte. Ils habitent en Suisse alémanique pour une part, en Suisse romande pour l’autre part, ce qui permet de problématiser dans l’analyse des données, la distance typologique entre les langues. Enfin, les compétences testées sont à la fois générales (par l’intermédiaire de C-tests) et scolaires (compréhension écrite, production écrite). Autours de ces enfants on trouve des contextes socio-économiques et familiaux différents qui joueront, eux-aussi, un grand rôle dans le développement des compétences testées. Aussi, l’objet de ma thèse est de me concentrer sur ce contexte à trois niveaux : Le premier niveau est d’ordre socio-économique : quelle influence ont le niveau de formation des parents, leur profession et d’autres facteurs socio-économique sur les résultats des participants ? Le second niveau est d’ordre linguistique : Avec quelles langues l’enfant est-il en contact et dans quelle mesure ? Quelles compétences langagières les parents, la fratrie, les réseaux sociaux de l’enfant possèdent-ils ? Quelle est la biographie langagière de l’enfant (par exemple, évaluation du temps passé dans chaque langue) ? Enfin, le troisième niveau, central dans cette recherche, interroge les facteurs éducatifs pouvant avoir une influence de manière plus ou moins directe ou indirecte sur le niveau langagier de l’enfant. Sont considérés comme ayant une influence plus directe des comportements éducatifs favorisant le développement de la litéracie dans une langue ou dans l’autre, la mise à disposition de matériel pédagogique encourageant la lecture, les pratiques de lecture en commun, centrées sur le sens de l’histoire ou sur les techniques de lecture (e.g. Martini&Senechal 2012, Marjanovič Umek et al. 2005). Une influence plus indirecte peut être exercer par le style éducatif parental, et la question de pose de la différentiation de cette influence sur les différentes compétences langagières (voir Roopnarine 2006). Tous ces facteurs interagissant les uns avec les autres, la méthode de l’équation structurelle semble s’imposer pour déterminer leur importance dans un modèle de milieu langagier familial.
Statut
Délai administratif de soutenance de thèse
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